Corps et esprit : l’identité humaine selon Spinoza

Contrairement à Descartes, Spinoza refuse à l’esprit humain et par conséquent à l’homme le statut de substance : l’homme est défini comme l’union de deux modes, un corps et une âme. On ne peut donc plus comme chez Descartes distinguer une identité substantielle, conférée au corps par l’âme, et une i...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/asterion,
Hovedforfatter: Hamlaoui, Lamine
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Astérion 2005
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Contrairement à Descartes, Spinoza refuse à l’esprit humain et par conséquent à l’homme le statut de substance : l’homme est défini comme l’union de deux modes, un corps et une âme. On ne peut donc plus comme chez Descartes distinguer une identité substantielle, conférée au corps par l’âme, et une identité modale, déterminée par le rapport du corps humain aux autres corps. Ces deux identités sont fondues dans une identité essentielle. L’objet de cet article est de mettre en évidence le statut problématique de cette identité dans l’Éthique. L’esprit humain y est en effet déduit et défini comme l’idée du corps humain, c’est-à-dire le concept que Dieu forme du corps humain. Mais tantôt Spinoza identifie cette idée du corps humain à l’essence de l’esprit humain, tantôt il établit une distinction entre les deux. De même, tantôt en vertu du parallélisme des attributs il identifie l’idée du corps humain à l’idée de l’esprit humain, tantôt il distingue les deux. D’où des tensions qui travaillent le système de l’intérieur.