Le Corbusier : architecture et politique
Les rapports entretenus par Le Corbusier, architecte le plus emblématique de la modernité, avec le pouvoir politique sont foncièrement ambivalents. Promoteur inlassable du bonheur pour tous à travers l’architecture, Le Corbusier a pourtant frayé avec à peu près tous les pouvoirs, apparemment sans té...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Astérion
2017
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Les rapports entretenus par Le Corbusier, architecte le plus emblématique de la modernité, avec le pouvoir politique sont foncièrement ambivalents. Promoteur inlassable du bonheur pour tous à travers l’architecture, Le Corbusier a pourtant frayé avec à peu près tous les pouvoirs, apparemment sans témoigner de préférences politiques, d’une manière qui semble contradictoire avec ses propres objectifs. À travers une série de paradoxes, nous cherchons à montrer que l’attitude politique de Le Corbusier ne doit pas simplement être référée à un ensemble d’arguments factuels et historiques, voire à une forme d’opportunisme consubstantiel à l’architecte en recherche de commandes, mais également à une certaine conception théorique et philosophique de la nature du pouvoir lui-même. Le pouvoir, conçu de manière purement formelle et extrêmement individualiste, n’est jamais pensé autrement que comme simple moyen ou cause efficiente visant à mettre en action la seule révolution valable pour Le Corbusier, à savoir la transformation de la culture par l’architecture. Se dessine ainsi la figure d’une pensée profonde des pouvoirs de l’architecture, en même temps que d’une singulière absence d’intelligence du politique. |
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