Le principe de la folie et de la raison. Association des idées et liaison des idées aux XVIIe et XVIIIe siècles

Les auteurs qui, depuis Descartes et Gassendi, ont étudié l’association des idées et lui ont ménagé une place dans leur théorie de la connaissance, ont d’abord vu dans ce phénomène une cause d’erreur et de folie. Peu à peu cependant, qu’il s’agisse d’« association » ou de « liaison » des idées, ce t...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/asterion,
Prif Awdur: Radica, Gabrielle
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Astérion 2014
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Les auteurs qui, depuis Descartes et Gassendi, ont étudié l’association des idées et lui ont ménagé une place dans leur théorie de la connaissance, ont d’abord vu dans ce phénomène une cause d’erreur et de folie. Peu à peu cependant, qu’il s’agisse d’« association » ou de « liaison » des idées, ce type de phénomènes a été tenu pour un principe explicatif de la connaissance, jusqu’à devenir le principe, comme c’est le cas chez Condillac ou Hume, de toutes nos connaissances, et ce, avant d’être compris comme la loi fondamentale de la psychologie du xixe siècle. Avant cette captation par la psychologie, les philosophes classiques ont montré leurs hésitations et leurs interrogations sur la meilleure façon de décrire ce processus et de l’insérer dans leurs systèmes philosophiques, et ce sont ces difficultés et particularités que les articles du recueil présentés ici cherchent à étudier. La liaison des idées semble en effet défier les oppositions du sujet et de l’objet, de la nature et de l’habitude, du mécanique et du spirituel.