A la recherche d’une définition des institutions de la liberté.
Cet article explore une dimension essentielle, et jusqu’à présent peu analysée, du langage machiavélien : les métaphores médicales et parmi celles-ci, plus spécialement les termes et expressions qui lui permettent d’énoncer ses thèses majeures sur l’ordre institutionnel propre à la liberté. L’enquêt...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Astérion
2012
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article explore une dimension essentielle, et jusqu’à présent peu analysée, du langage machiavélien : les métaphores médicales et parmi celles-ci, plus spécialement les termes et expressions qui lui permettent d’énoncer ses thèses majeures sur l’ordre institutionnel propre à la liberté. L’enquête sur les sources de la théorie médicale en vigueur au tournant du 16ème siècle – le présocratique Alcméon de Crotone, le corpus hippocratique tel qu’il est transmis par Galien – montre à la fois l’importance du vocabulaire médical pour Machiavel (les métaphores médicales ne sont donc en aucun cas de simples ornements) et les libertés qu’il prend à l’égard de cette source dans la formulation de ses idées politiques. L’analyse de cet usage oriente la réflexion vers une analyse du statut de l’idée de constitution mixte chez Machiavel : les institutions de la liberté correspondent-elles à cet idéal antique, formulé en Grèce, puis appliqué à la réalité romaine par Polybe, Cicéron et Denys d’Halicarnasse. En réalité, à travers sa pensée du conflit civil, Machiavel s’éloigne de manière radicale du modèle de la constitution mixte. |
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