Robinsonnades et philosophie au XVIIIe siècle
Ce texte analyse la robinsonnade au XVIIIᵉ siècle à partir de Robinson Crusoé de Daniel Defoe, en la reliant aux débats philosophiques, scientifiques et idéologiques des Lumières. Paolo Quintili montre que le roman naît dans un contexte où la frontière entre fait et fiction est problématique, tant d...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Astérion
2026
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Ce texte analyse la robinsonnade au XVIIIᵉ siècle à partir de Robinson Crusoé de Daniel Defoe, en la reliant aux débats philosophiques, scientifiques et idéologiques des Lumières. Paolo Quintili montre que le roman naît dans un contexte où la frontière entre fait et fiction est problématique, tant dans la littérature que dans la science expérimentale, comme l’illustrent les positions parallèles de Defoe et de Newton sur le rejet des hypothèses feintes. La robinsonnade se présente ainsi comme une fiction revendiquant une valeur de vérité morale et cognitive, et fonctionne aussi comme une expérience de pensée sur l’état de nature, la solitude sociale et la formation de l’individu, notamment chez Rousseau. Elle est également porteuse d’une idéologie bourgeoise qui justifie le travail individuel, la propriété, la colonisation et l’esclavage, en particulier à travers la relation entre Robinson et Vendredi. Le texte met ainsi en lumière l’ambiguïté profonde de la robinsonnade, à la fois critique morale et légitimation idéologique. |
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