Malaise dans le trouble. À partir de la théorie des complexes familiaux de Jacques Lacan

Dans l’explication des troubles mentaux et de leur genèse, la psychanalyse a très tôt tourné le dos à la prise en compte de facteurs sociaux et, plus généralement, de facteurs autres que psychiques. Pourtant, si l’on relit les premiers travaux de Jacques Lacan, notamment sa théorie des complexes fam...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/asterion,
Autor Principal: Olivesi, Stéphane
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Astérion 2025
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Dans l’explication des troubles mentaux et de leur genèse, la psychanalyse a très tôt tourné le dos à la prise en compte de facteurs sociaux et, plus généralement, de facteurs autres que psychiques. Pourtant, si l’on relit les premiers travaux de Jacques Lacan, notamment sa théorie des complexes familiaux, on observe une prise en compte de la manière dont l’environnement social est amené à façonner la subjectivité. L’article se propose par conséquent de revisiter l’œuvre de Lacan, en particulier ses travaux de la période « préstructuraliste », avec un triple objectif : expliciter en quoi la psychanalyse aurait pu élargir singulièrement notre compréhension des troubles mentaux par la mise au jour de facteurs divers et variés qui, par hypothèse, peuvent être amenés à jouer un rôle dans la genèse de ces mêmes troubles ; prendre la mesure du repli de la psychanalyse sur elle-même et de son ignorance de la manière dont le social agit sur les sujets ; montrer, enfin, que l’œuvre de Lacan, sous certaines conditions, propose des clés de compréhension de la manière dont la subjectivité résulte d’un modelage du sujet au fil de sa socialisation et des aléas de son existence.