« La férule du despotisme, même si c’est une main douce qui la gouverne, ne peut que pousser le genre humain devant elle ». Pensée révolutionnaire et figure du souverain dans l’œuvre de Georg Forster
Georg Forster, voyageur, naturaliste et révolutionnaire allemand, propose une réflexion originale sur la place du souverain éclairé dans l’amélioration des conditions de vie des sociétés européennes. Il est d’abord convaincu du caractère bénéfique de l’action d’un prince éclairé, qui doit répandre p...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Astérion
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Georg Forster, voyageur, naturaliste et révolutionnaire allemand, propose une réflexion originale sur la place du souverain éclairé dans l’amélioration des conditions de vie des sociétés européennes. Il est d’abord convaincu du caractère bénéfique de l’action d’un prince éclairé, qui doit répandre parmi ses sujets les Lumières de la raison. Pourtant, les observations empiriques de Forster, puis ses considérations sur la science de l’homme, le conduisent peu à peu à remettre en question ce caractère bénéfique. Ses réflexions politiques s’inscrivent dans un questionnement plus large, qui relève de la morale et de l’anthropologie. Voyageur et auteur de récits de voyage, Forster observe empiriquement les conditions de vie des hommes, et s’interroge sur la manière dont ils peuvent se perfectionner et atteindre leurs fins morales. C’est son milieu naturel et social qui façonne l’homme, et Forster est d’abord convaincu que le prince peut jouer un rôle essentiel dans la transformation de ce milieu, et donc dans l’amélioration de l’homme. Or il est le témoin de l’échec des tentatives de réformes des princes éclairés, notamment Joseph II, au début de la période de la Révolution française. D’autres monarques pervertissent le milieu naturel et social de leurs sujets d’une manière telle que toute amélioration individuelle devient impossible. Ces désillusions conduisent Forster à s’engager en politique contre les monarques. |
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