La notion de bien public dans les projets réformateurs de Catherine II
Le bien public représentait un concept majeur dans le vocabulaire législatif de Catherine II, à côté des concepts de Patrie et de patriotisme, avec lesquels il était étroitement lié. L’impératrice a fortement contribué à l’implantation de cette notion dans le discours politique russe, ce que prouven...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Astérion
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le bien public représentait un concept majeur dans le vocabulaire législatif de Catherine II, à côté des concepts de Patrie et de patriotisme, avec lesquels il était étroitement lié. L’impératrice a fortement contribué à l’implantation de cette notion dans le discours politique russe, ce que prouvent les préambules des lois qui ont accompagné ses réformes administratives, économiques ou éducatives. Pourtant, dans son interprétation, le bien public était systématiquement assimilé à son intérêt personnel et se confondait facilement avec la raison d’État. On peut constater que Catherine II, qui se posait en disciple de Montesquieu, n’a pas intégré l’approche proposée par l’auteur de L’Esprit des lois qui voyait dans le bien public la vertu politique et le champ de responsabilité collective des citoyens. Elle est restée dans l’ancien paradigme du bien public compris comme le devoir du prince, comme un bienfait que le souverain offre à ses sujets. |
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