« Nombre des hommes » et « populatio » à la fin de la Renaissance : notes sur la généalogie des savoirs démographiques

Dans un passage de ses cours au Collège de France, Foucault affirme que, avant le XVIIIe siècle, la « population » est un objet « présent-absent » dans les théories et les pratiques de gouvernement. Nous avons essayé de reconstruire l’histoire généalogique des savoirs proto-démographiques du gouvern...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/asterion,
প্রধান লেখক: Paltrinieri, Luca
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Astérion 2025
বিষয়গুলি:
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সংক্ষিপ্ত:Dans un passage de ses cours au Collège de France, Foucault affirme que, avant le XVIIIe siècle, la « population » est un objet « présent-absent » dans les théories et les pratiques de gouvernement. Nous avons essayé de reconstruire l’histoire généalogique des savoirs proto-démographiques du gouvernement chez trois grands théoriciens politiques de la Renaissance : Nicolas Machiavel, Jean Bodin, Giovanni Botero, à partir de cette affirmation énigmatique. Si la problématique de savoir comment avoir une population nombreuse et florissante est bien présente chez les trois penseurs, le vrai obstacle à la naissance d’une conception moderne de la population est représenté par l’impossibilité d’agir directement sur la reproduction humaine, domaine qui relève directement de la volonté divine. Émerge alors, notamment chez Botero, la possibilité d’une politique « incitative », favorisant les mariages et l’éducation des enfants, qui annonce le populationnisme des mercantilistes. L’exemple de la « population » « présente-absente », à travers l’hypothèse foucaldienne, permet de revenir plus largement sur les objets de l’histoire des sciences qui ne sont ni « découverts » ni inventés de toutes pièces ; il faudrait plutôt affirmer que ce sont des objets « en train de se faire », qui acquièrent une réalité graduelle à travers le débat politique et savant.