Une loyauté précaire. L’esprit de corps chez Bourdieu et Spinoza
Aborder l’esprit de corps à l’aune des œuvres de Bourdieu et de Spinoza permet de rendre compte du phénomène de la loyauté à partir de dispositions sociales (l’habitus) et affectives. Certes, en cette matière, la référence bourdieusienne à Pascal est la plus significative et la plus assumée. Les all...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Astérion
2025
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Aborder l’esprit de corps à l’aune des œuvres de Bourdieu et de Spinoza permet de rendre compte du phénomène de la loyauté à partir de dispositions sociales (l’habitus) et affectives. Certes, en cette matière, la référence bourdieusienne à Pascal est la plus significative et la plus assumée. Les allusions à Spinoza, fréquentes, ne sont le plus souvent que des emprunts stratégiques ou de circonstance. Pour autant, un détour par une analyse spinoziste des raisons affectives – ce qui ne veut pas dire psychologiques – de l’esprit de corps permet non plus seulement de mettre en évidence ce que la loyauté doit aux passions, mais aussi de révéler la précarité de cette loyauté, pour cette raison même. Un tel détour conduit à lire autrement et à nouveaux frais les analyses de Bourdieu, notamment dans La noblesse d’État. Loin d’être le penseur de la pure reproduction du même, celui-ci se révèle attentif à la menace de délitement à laquelle sont confrontés les corps sociaux et les institutions. |
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