Une impossible guerre d’avant : l’écriture et la mémoire dans La Comédie de Charleroi de Pierre Drieu la Rochelle
Après son premier recueil de poèmes, Interrogation (1917), Pierre Drieu la Rochelle est revenu sur l’écriture de la guerre de 1914-1918 avec La Comédie de Charleroi (1934). Dans ce recueil de nouvelles autobiographiques publié à la veille de sa conversion au fascisme, Drieu s’interroge sur la portée...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Astérion
2024
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Après son premier recueil de poèmes, Interrogation (1917), Pierre Drieu la Rochelle est revenu sur l’écriture de la guerre de 1914-1918 avec La Comédie de Charleroi (1934). Dans ce recueil de nouvelles autobiographiques publié à la veille de sa conversion au fascisme, Drieu s’interroge sur la portée morale et politique de cette « guerre d’avant ». Cela ne veut pas dire pour autant que l’écrivain traite ce sujet avec le recul du temps, bien au contraire. Drieu le fait à partir de ses émotions. Pour cela, il semble que l’écrivain tente de revivre la guerre par son écriture. Dans cette perspective, nous examinons le style et la structure narrative de « La Comédie de Charleroi ». Dans cette nouvelle éponyme du recueil, qui a pour sujet la remémoration de la guerre, Drieu remet en cause une chronologie réaliste en pratiquant le mélange des genres pour s’approcher du récit poétique. C’est cette prose poétique et fictionnelle qui a permis à Drieu de réfléchir sur sa « guerre d’avant » tout en restant fidèle au lyrisme originaire qui fait entendre le « cri ». De cette expérience littéraire, il dégagera des conséquences idéologiques, comme en témoigne Socialisme fasciste (1934). |
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