La guerre de Troie, matrice de la guerre de croisade
Tout au long du Moyen Âge, la légende troyenne a servi de référent pour dire la guerre. Mais c’est dans le cadre de la guerre de croisades, en particulier de la quatrième croisade (1204) et de ses suites, qu’elle devient un archétype pleinement signifiant. D’une part, la guerre de Troie est mobilisé...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/asterion, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Astérion
2024
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Tout au long du Moyen Âge, la légende troyenne a servi de référent pour dire la guerre. Mais c’est dans le cadre de la guerre de croisades, en particulier de la quatrième croisade (1204) et de ses suites, qu’elle devient un archétype pleinement signifiant. D’une part, la guerre de Troie est mobilisée dans le récit des conflits contemporains et d’autre part le récit troyen se démultiplie et s’actualise, cherchant à dire et à réfléchir les conflits du présent. Par une superposition géographique accentuée entre Troie et Constantinople, la guerre présente s’exhibe dans sa coïncidence avec les lieux mêmes du conflit passé, engendrant une réflexion sur les causes de la guerre qui tient d’une vision cyclique du temps et appelle une lecture stratigraphique. Ces jeux de résonances entre Troie et la croisade, textuels et iconographiques, mettent en forme les interrogations et les incertitudes sur la guerre, et font du mythe une matrice aussi bien poétique qu’historique et politique. |
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