Quand les Celtes deviennent orthodoxes
Cet article analyse la rencontre opérée entre celtisme et orthodoxie, et le mouvement religieux qui en résulte, sous deux aspects : d’une part, les discours et, d’autre part, l’élaboration d’une structure ecclésiale. La venue de Joseph d’Arimathie en Grande-Bretagne constitue un épisode central dans...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/assr, |
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| Asıl Yazarlar: | , |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Archives de sciences sociales des religions
2010
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article analyse la rencontre opérée entre celtisme et orthodoxie, et le mouvement religieux qui en résulte, sous deux aspects : d’une part, les discours et, d’autre part, l’élaboration d’une structure ecclésiale. La venue de Joseph d’Arimathie en Grande-Bretagne constitue un épisode central dans les discours des « Celtes orthodoxes ». Car la définition de ce christianisme celtique présuppose la construction d’une nouvelle « mythologie chrétienne » et la réinterprétation de l’histoire européenne. Le but est de minimiser l’influence romaine, tout en recherchant des liens avec l’Orient et les débuts du christianisme. En fait, c’est à cause de la « décadence » progressive de la civilisation occidentale, par perte de sa « celticité » (qui n’est pas perçue comme contradictoire avec le christianisme) que le rapprochement avec l’Orient est devenu nécessaire, même si cela est présenté comme un retour aux sources et non une innovation. En ce qui concerne l’élaboration d’une structure ecclésiale qui se veut, en même temps, indigène et orthodoxe, elle constitue une nouveauté, perçue par ses adeptes comme réformatrice mais critiquée par les Églises traditionnelles. |
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