La « carte de l’autre vie » au XIXe siècle
Depuis le Moyen Âge, l’au-delà est structuré comme une topographie, c’est-à-dire comme un ensemble de lieux articulés par une doctrine du salut (enfer, paradis, purgatoire, limbes) qui a marqué profondément l’imaginaire occidental. À l’issue de son enquête sur l’histoire du paradis, Jean Delumeau co...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/assr, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Archives de sciences sociales des religions
2010
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Depuis le Moyen Âge, l’au-delà est structuré comme une topographie, c’est-à-dire comme un ensemble de lieux articulés par une doctrine du salut (enfer, paradis, purgatoire, limbes) qui a marqué profondément l’imaginaire occidental. À l’issue de son enquête sur l’histoire du paradis, Jean Delumeau concluait à l’existence d’une sorte de loi d’inconcevabilité croissante des représentations de l’au-delà qu’il a qualifié de processus d’« utopisation » (au sens de devenir « non-lieu »). La thèse de cet article, qu’on a conçu comme un essai, est double : rappeler que l’au-delà n’a pas toujours été pour les croyants un espace purement symbolique et encore moins une simple métaphore, mais qu’il l’est devenu ; montrer ensuite que ce basculement de l’au-delà du statut d’espace réel à celui d’espace symbolique s’est produit tardivement dans les mentalités religieuses occidentales, au xixe siècle, et que les années du Second Empire ont joué dans ce processus un rôle décisif. |
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