Pierre Debray et le Rassemblement des Silencieux de l’Église

Entre la fin des années 1960 et le milieu de la décennie suivante, le catholicisme français est marqué par une expérience à la fois dynamique et complexe ayant alimenté les tensions religieuses et politiques de l’époque. Il s’agit du Rassemblement des Silencieux de l’Église (RSE). Tombée dans l’oubl...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/assr,
المؤلف الرئيسي: Cucchetti, Humberto
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Archives de sciences sociales des religions 2022
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:Entre la fin des années 1960 et le milieu de la décennie suivante, le catholicisme français est marqué par une expérience à la fois dynamique et complexe ayant alimenté les tensions religieuses et politiques de l’époque. Il s’agit du Rassemblement des Silencieux de l’Église (RSE). Tombée dans l’oubli, cette expérience particulière renvoie à des phénomènes propres à ces années, telles la réception du concile Vatican II ou les revendications défendues par une grande partie du catholicisme de droite. La trajectoire du fondateur du RSE, Pierre Debray, est représentative de l’intellectuel catholique qui accède à une certaine légitimité dans l’espace public. Relevant à la fois de la liturgie, du séculier, des rites et du politique, la rhétorique des Silencieux s’intéresse à une représentation du « peuple de Dieu », où le christianisme s’impose comme une arme essentielle de la dispute civilisationnelle. En défense de l’Occident chrétien, sur la base de stratégies contestataires et collectives, l’idée d’activisme civilisationnel s’avère centrale pour rendre compte de cette trajectoire collective.