Islam et bibliomancie : pratiques contemporaines de l’estekhâreh en Iran
En Iran, il est coutumier d’ouvrir le Coran et de solliciter Dieu pour faire un choix, obtenir un conseil ou trouver la réponse à une question qu’on ne parvient à résoudre. Cette pratique, à laquelle on peut avoir recours seul ou par le biais d’un clerc, porte le nom d’estekhâreh bâ Qorân. Si la pra...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/assr, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Archives de sciences sociales des religions
2020
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | En Iran, il est coutumier d’ouvrir le Coran et de solliciter Dieu pour faire un choix, obtenir un conseil ou trouver la réponse à une question qu’on ne parvient à résoudre. Cette pratique, à laquelle on peut avoir recours seul ou par le biais d’un clerc, porte le nom d’estekhâreh bâ Qorân. Si la pratique est juridiquement acceptée par le clergé chiite, ce dernier tient à la différencier de la divination (tafa’ol). Pourtant, dans les usages qu’en font les Iraniens, il n’est pas rare de voir surgir la volonté de connaître l’avenir. À la lumière d’entretiens conduits auprès de divers Iraniens, notamment de clercs, et d’une enquête historique, nous rendrons compte du rôle que joue l’estekhâreh dans la vie d’un grand nombre d’Iraniens, de la capacité d’adaptation de la société et du clergé au changement (adaptation de la tradition aux nouvelles technologies par exemple) et d’une tendance des individus au bricolage, c’est-à-dire une capacité à s’éloigner du discours dominant pour reconstruire une pratique ou un texte en fonction de leurs propres besoins et aspirations. |
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