La question de la définition de l’identité hindoue

En septembre 1951, le Parlement provisoire de l’Inde rejetait le projet de codification du droit hindou (Hindu Code Bill) du ministre de la justice du premier gouvernement Nehru, B. R. Ambedkar, le conduisant à démissionner. Mais alors même qu’il faisait échouer une réforme visant à débarrasser le d...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/assr,
主要作者: Clémentin-Ojha, Catherine
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Archives de sciences sociales des religions 2019
主題:
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實物特徵
總結:En septembre 1951, le Parlement provisoire de l’Inde rejetait le projet de codification du droit hindou (Hindu Code Bill) du ministre de la justice du premier gouvernement Nehru, B. R. Ambedkar, le conduisant à démissionner. Mais alors même qu’il faisait échouer une réforme visant à débarrasser le droit hindou de ses aspects inégalitaires, le Parlement adoptait à la quasi-unanimité l’article 2 du Hindu Code Bill qui intégrait dans la catégorie légale « hindou », outre les hindous eux-mêmes, les bouddhistes, les jains et les sikhs – définition restée en vigueur à ce jour. S’opposèrent toutefois à être légalement assimilés à des hindous les représentants des sikhs. Je considère dans un premier temps les arguments développés par B. R. Ambedkar pour démontrer que l’identité hindoue ne dépendait pas de la religion au sens strict mais de l’ordre social et juridique qui s’était historiquement constitué sur le territoire indien hindouisé. Je montre en conclusion que l’interprétation de la définition inclusive de « hindou » continue d’être débattue.