La double logique des relations Église/État en Suisse. Une perspective de théorie politique
En Suisse, la régulation de la religion par l’autorité étatique fédérale comporte deux moments essentiels : le premier, d’esprit libéral, est de garantir les libertés individuelles. Il est orienté vers ce que la philosophie politique appelle la liberté négative, liberté considérée comme une barrière...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/assr, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Archives de sciences sociales des religions
2005
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | En Suisse, la régulation de la religion par l’autorité étatique fédérale comporte deux moments essentiels : le premier, d’esprit libéral, est de garantir les libertés individuelles. Il est orienté vers ce que la philosophie politique appelle la liberté négative, liberté considérée comme une barrière contre toute restriction injustifiée de l’autonomie personnelle. Le deuxième moment prévu par la Constitution fédérale suisse, que l’on peut appeler moment communautarien, est la dévolution aux cantons de la régulation précise et concrète de la religion selon leurs traditions politico-religieuses propres. Au lieu de décréter de manière centralisatrice la validité sur tout le territoire d’un même modèle de régulation, le principe fédéraliste, tel qu’il est compris en Suisse, renvoie à chaque canton la compétence d’organiser la religion comme il l’entend, pourvu que les libertés de base des individus soient respectées. De ces deux moments naît une architecture institutionnelle complexe, susceptible d’engendrer des inégalités de traitement, mais qui respecte par ailleurs les aspirations démocratiques et les traditions d’auto-gouvernement des cantons. |
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