L’Islamisme marocain : entre révolution et intégration
Défini comme un déviationnisme par le pouvoir politique en raison de son opposition de nature religieuse, l’islamisme marocain est-il condamné à rester toujours l’Autre, cette inquiétante étrangeté ? Son éclatement entre radicalisme révolutionnaire et institutionnalisation réformiste n’est-il pas la...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/assr, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Archives de sciences sociales des religions
2009
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Défini comme un déviationnisme par le pouvoir politique en raison de son opposition de nature religieuse, l’islamisme marocain est-il condamné à rester toujours l’Autre, cette inquiétante étrangeté ? Son éclatement entre radicalisme révolutionnaire et institutionnalisation réformiste n’est-il pas la prémisse de son intégration partielle au jeu politique ? L’accès au statut de parti lui étant interdit, le passage du statut de mouvement islamiste violent à celui d’association culturelle légaliste est la stratégie fondamentale, le mécanisme institutionnel qui rend possible l’intégration politique de l’islamisme. Mais cette transition n’englobe pas tous les islamismes du Maroc. L’association Al-’Adl wa al-Ihsan par exemple, tout en n’investissant pas la notion radicale de jahiliya dans sa sociologie politique spontanée, prône toujours l’instauration d’un État califat unifié. Dirigé par des leaders issus de l’université moderne, l’islamisme marocain est resté jusqu’à présent une réaction populiste ultime contre une démocratie dite de façade à laquelle il commence cependant à être convié avec une grande prudence, et jamais en tant que tel. |
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