Comment l'État laïque connaît-il les religions ?
La République ne reconnaît plus juridiquement aucun culte, mais elle les connaît tous, sans aucun privilège, ni aucune discrimination, sur un pied d'égalité. C'est d'abord dans le cadre du droit associatif que l'État connaît les religions et les cultes. Il permet, tout en les enc...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/assr, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Archives de sciences sociales des religions
2008
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La République ne reconnaît plus juridiquement aucun culte, mais elle les connaît tous, sans aucun privilège, ni aucune discrimination, sur un pied d'égalité. C'est d'abord dans le cadre du droit associatif que l'État connaît les religions et les cultes. Il permet, tout en les encadrant, de nombreuses manifestations publiques du culte, il organise des « services publics d'aumônerie » dans « les lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons » et les édifices du culte sont souvent des propriétés publiques.En France, l'État est aussi pédagogue. La valeur culturelle et pédagogique de la connaissance des faits religieux et les efforts à faire en ce domaine ont été soulignés par les rapports Julliard et Debray. L'État fait aussi connaître les religions à ses fonctionnaires. Mais il s'adresse également aux religions et aux fidèles qu'il connaît pour leur enseigner les principes de la laïcité. Assurer la connaissance des religions dans l'ensemble de la société et d'abord à l'école ressort directement de la responsabilité de l'État laïc qui connaît tous les cultes et doit les faire connaître. |
|---|