6. Le commerce mondial
Le monde a connu un ralentissement de la croissance économique et une baisse des échanges commerciaux en 2001. Après avoir atteint près de 30 % des exportations mondiales, la part des pays en développement a légèrement diminué. Les recettes d’exportation de ces derniers dépendent encore très souvent...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/aspd, |
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| Main Authors: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Annuaire suisse de politique de développement
2010
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le monde a connu un ralentissement de la croissance économique et une baisse des échanges commerciaux en 2001. Après avoir atteint près de 30 % des exportations mondiales, la part des pays en développement a légèrement diminué. Les recettes d’exportation de ces derniers dépendent encore très souvent de l’évolution des cours des matières premières ou des ventes d’articles manufacturés à bas prix. Pour sa part, la Suisse a conservé une place très enviable dans le commerce mondial.Quatre pays (dont la Chine) sont devenus membres de l’Organisation mondiale du commerce en 2001, mais aucun en 2002. A la fin de l’année, l’OMC comptait 144 membres, ainsi qu’une trentaine de candidats à l’accession. Le 1er septembre 2002, Supachai Panitchpakdi a succédé à Mike Moore au poste de directeur général pour une période de trois ans. Il devra affronter des échéances majeures.Le nouveau cycle de négociations commerciales lancé en novembre 2001 par la 4e Conférence ministérielle de l’OMC à Doha (Qatar) comporte des objectifs très ambitieux. Intitulé Programme de Doha pour le développement dans la perspective d’un vaste consensus, ce cycle de négociations couvre une vingtaine de thèmes formulés sur la base d’exigences souvent contradictoires. Il doit s’achever le 1er janvier 2005 au plus tard par l’adoption à l’unanimité d’un acte final qui permettrait d’accélérer la libéralisation du commerce mondial.Les travaux se déroulent au sein de huit groupes de négociation. Alors que des pourparlers sur l’agriculture, les services et les droits de propriété intellectuelle avaient déjà commencé en 2000, les négociations relatives aux autres thèmes ont démarré en janvier 2002. Les délégués se sont d’abord entendus sur les procédures, les lignes directrices, les calendriers, etc. En décembre 2002, on constatait la persistance de désaccords dans des domaines cruciaux : la mise en œuvre des accords de l’OMC, l’agriculture, le traitement spécial et différencié, ainsi que l’accès des pays pauvres aux médicaments génériques.Parmi les nombreux thèmes couverts par le Programme de Doha, les négociations sur l’agriculture ont une importance majeure pour les pays du Sud et pour la Suisse. Les premiers veulent accéder sans entraves aux marchés du Nord tandis que notre pays accepte de faire des concessions, sans renoncer pour autant au maintien d’une agriculture favorable aux régions rurales et à l’environnement naturel. La présentation de ce thème dans le présent chapitre met à jour certaines informations contenues dans le dossier agricole de l’ASTM 2002.Enfin, tandis que les feux de l’actualité économique sont braqués sur le nouveau cycle de libéralisation des échanges internationaux, la CNUCED reste l’organe principal des Nations unies pour le commerce et le développement. Au printemps 2002, elle a réalisé l’examen à mi-parcours de la suite donnée aux recommandations de la 10e session de la Conférence. En outre, la CNUCED a publié de nouvelles analyses des interactions entre le commerce et le développement. Une meilleure compréhension de ces processus favorisera la promotion des intérêts du Sud dans les négociations commerciales en cours. |
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