11. Politique de paix et politique de sécurité

En 2003, le Parlement suisse a été appelé à se prononcer sur deux crédits-cadres et sur une loi fédérale en rapport avec la promotion civile de la paix. Si nul n’a contesté le contenu des projets, il en fut autrement pour le montant des crédits : le Conseil des Etats n’a pas suivi la proposition du...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/aspd,
Autor principal: Stamm, Christoph
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Annuaire suisse de politique de développement 2010
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:En 2003, le Parlement suisse a été appelé à se prononcer sur deux crédits-cadres et sur une loi fédérale en rapport avec la promotion civile de la paix. Si nul n’a contesté le contenu des projets, il en fut autrement pour le montant des crédits : le Conseil des Etats n’a pas suivi la proposition du Conseil fédéral et s’est prononcé pour une réduction des dépenses.Les efforts visant à consolider la paix au Sri Lanka furent en 2003 l’une des priorités des activités suisses au service de la paix. Divers organismes suisses sont en effet intervenus à différents niveaux pour faire progresser un processus entamé en 2001 déjà.Outre la Division politique IV du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et le Département fédéral de la défense, de la population et des sports (DDPS), la Direction du développement et de la coopération (DDC)1 et des organisations non gouvernementales2 œuvrent pour la résolution de conflits. Preuve en sont le projet FAST d’alerte rapide et la promotion de la paix dans la province d’Aceh, en Indonésie.Les acteurs suisses de la politique étrangère ont également repris à leur compte la notion de « sécurité humaine », qui a fait son apparition dans les années 1990 et qui place l’individu en tête des priorités en matière de sécurité. La sécurité humaine préside ainsi à des activités que la Division politique IV du DFAE mène dans différents domaines. Ces activités incluent notamment le Réseau de la sécurité humaine, l’élimination des mines antipersonnel partout dans le monde et le contrôle du commerce international d’armes de petit calibre.Plus d’une décennie après la dissolution de l’Union soviétique, les sites contaminés par son industrie de l’armement n’ont toujours pas été assainis, bien qu’ils représentent un grave danger pour la sécurité, la santé et l’environnement. La Suisse a accordé un crédit pour faciliter l’application de la Convention sur les armes chimiques et pour contribuer au démantèlement de l’arsenal russe de telles armes.En mai 2003, la peuple et les Etats ont approuvé la réforme intitulée Armée XXI, qui doit adapter l’armée suisse à la nouvelle donne dans le domaine de la sécurité. A l’avenir, la sécurité de la Suisse devrait donc être davantage assurée par une coopération internationale approfondie.