12. Politique d’asile et questions migratoires
Traditionnellement, la politique migratoire est inscrite dans le cadre de la politique domestique ; toutefois, depuis des années elle déborde largement ce seul cadre national et elle s’articule de plus en plus clairement avec divers aspects de la politique extérieure. Au début des années 2000, la Su...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/aspd, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Annuaire suisse de politique de développement
2010
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Traditionnellement, la politique migratoire est inscrite dans le cadre de la politique domestique ; toutefois, depuis des années elle déborde largement ce seul cadre national et elle s’articule de plus en plus clairement avec divers aspects de la politique extérieure. Au début des années 2000, la Suisse, consciente de cette évolution, a voulu promouvoir une réflexion approfondie, engageant de nombreux pays, sur les conséquences de cette évolution quant au management des flux migratoires. Les initiatives ainsi prises ont eu un écho certain au niveau international, notamment cette année. En conséquence, la revue de la politique migratoire de 2004 s’ouvre par une partie spéciale sur ce qu’il est désormais convenu d’appeler la politique extérieure en matière de migration.On assiste à l’émergence d’un nouveau contexte politique, suite notamment à l’élection au Conseil fédéral en décembre 2003 de Christoph Blocher, qui est à la tête du Département fédéral de justice et police (DFJP) depuis janvier 2004. Après des années de progrès sur la voie d’une politique d’intégration, ce nouveau contexte impose un revirement important, particulièrement sur le plan symbolique, dont le refus de la naturalisation facilitée aux enfants et petits-enfants de migrants est le signe le plus clair. La restructuration des offices fédéraux en charge de l’asile et de l’immigration – fusionnés dès le 1er janvier 2005 dans un nouvel Office fédéral des migrations (ODM) – va de pair avec un durcissement de la politique à l’égard des demandeurs d’asile et des étrangers. |
|---|