VI. Coopération au développement et aide humanitaire

Au cours de la période considérée, la coopération publique et privée au développement de la Suisse a été confrontée à une foule de nouvelles tâches dans les pays en développement et dans les pays en transition, tout en subissant des pressions budgétaires croissantes en Suisse. Outre les instruments...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/aspd,
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Annuaire suisse de politique de développement 2013
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripción
Sumario:Au cours de la période considérée, la coopération publique et privée au développement de la Suisse a été confrontée à une foule de nouvelles tâches dans les pays en développement et dans les pays en transition, tout en subissant des pressions budgétaires croissantes en Suisse. Outre les instruments traditionnels que sont la coopération technique, l’aide financière, l’aide humanitaire et les mesures de politique économique et commerciale, le changement politique et social, parallèlement à l’évolution structurelle de l’économie mondiale, posent de nouvelles exigences à la coopération au développement. Puisque tout le monde s’accorde désormais pour reconnaître l’interdépendance des relations entre pays pauvres et pays riches, ainsi que le fait que seules des actions cohérentes orientées sur le long terme peuvent conduire à un développement durable pour tous, les acteurs de la coopération au développement doivent non seulement poursuivre les projets classiques, mais en lancer de nouveaux dans le domaine de la politique de développement (encourager le processus de démocratisation, promouvoir la paix, créer de nouvelles institutions, lutter pour la préservation de l’environnement, etc.). Dans le même temps, l’augmentation du déficit des finances fédérales a nettement accru les pressions budgétaires. Le Parlement a ainsi réduit le crédit de programme pour la coopération technique et l’aide financière. Les crédits de paiement destinés à la coopération au développement que le Parlement doit approuver chaque année ont aussi subi des coupes. En 1993, le volume des dons destinés aux œuvres privées d’entraide a également diminué par rapport à l’année précédente. Cette évolution oblige les responsables privés et publics de la coopération au développement d’unir et de mieux cibler leurs efforts. Il s’agit concrètement de définir des priorités : répartir l’aide bilatérale entre un nombre moins grand de pays et de projets, ainsi que diminuer les dépenses pour l’aide multilatérale. Ces efforts qui visent une meilleure efficacité de l’aide alors que les moyens se font plus rares doivent s’orienter sur le long terme. La Direction de la coopération au développement et de l’aide humanitaire (DDA) a fait part de son intention de réduire encore dans les années à venir le nombre des pays de concentration de l’aide, qui sont aujourd’hui au nombre de 18.