« Think. Don’t Smoke » : le discours subliminal de Philip Morris dans sa campagne de prévention du tabagisme chez les adolescents
Le 23 novembre 1998, une décision de justice américaine, connue sous le nom de « Master Settlement Agreement » a contraint cinq industriels du tabac à verser de lourdes compensations financières aux États plaignants, réglementé très strictement la publicité pour le tabac aux États-Unis et créé un or...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/asp, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
ASp
2010
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Le 23 novembre 1998, une décision de justice américaine, connue sous le nom de « Master Settlement Agreement » a contraint cinq industriels du tabac à verser de lourdes compensations financières aux États plaignants, réglementé très strictement la publicité pour le tabac aux États-Unis et créé un organisme chargé de promouvoir la prévention du tabagisme chez les adolescents. En plus de la pénalité financière à régler, le groupe Philip Morris a consacré 100 millions de dollars pendant trois ans à une action de « contre-marketing ». La campagne s’est déroulée sous la forme d’une série de spots télévisés sur le thème « Think. Don’t Smoke ». Cependant, plusieurs chercheurs ont démontré que les publicités anti-tabac de Philip Morris, loin de dissuader les jeunes, les incitaient au contraire à fumer et nuisaient à l’efficacité des actions officielles de prévention. Après avoir décrit les spots « Think. Don’t Smoke » et démonté les mécanismes implicites sur lesquels repose l’inversion du discours, l’auteur évalue la stratégie de contre-marketing du groupe Philip Morris et montre que les spots de cette campagne illustrent un genre particulier de discours de communication externe des entreprises. |
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