La situation d’apprentissage : d’un lieu externe à un espace interne
À première vue, la situation d’apprentissage s’impose comme un lieu d’interaction sociale où les participants s’inscrivent dans une relation de médiation. De nature complexe, elle est constituée de strates interdépendantes, institutionnelle aussi bien que groupale ou discursive, ou encore liée au co...
Сохранить в:
| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/asp, |
|---|---|
| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
ASp
2010
|
| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | À première vue, la situation d’apprentissage s’impose comme un lieu d’interaction sociale où les participants s’inscrivent dans une relation de médiation. De nature complexe, elle est constituée de strates interdépendantes, institutionnelle aussi bien que groupale ou discursive, ou encore liée au contexte de la tâche. Cependant l’analyse de ces strates ne saurait suffire à définir la nature profonde de la situation d’apprentissage, dans la mesure où elles ne déterminent qu’un lieu extérieur au sujet, dont les paramètres sont définis a priori. Or il ne peut y avoir situation d’apprentissage à proprement parler que s’il y a construction d’un espace cognitif interne au sujet, sous l’effet de la mise en relation dynamique et de l’intériorisation des paramètres prédéfinis. En s’appuyant sur sa pratique à l’université, l’auteur montrera les difficultés que pose la mise en œuvre de cette dynamique et de quelle manière le caractère contraignant de certains paramètres, institutionnels en particulier, peut bloquer le processus d’intériorisation. Ce bilan conduit à se poser la question des conditions d’une médiation efficace à l’université, colonne vertébrale d’une situation d’apprentissage opérationnelle. |
|---|