Écrire la voile : les frontières mouvantes entre écrits spécialisés et littérature

L’objet de cet article est d’interroger l’espace d’intersection où la langue de spécialité rejoint la littérature. Puisant son inspiration dans la voile, la littérature en revendique une exploitation métaphorique. À l’inverse, les professionnels de la voile s’arrogent l’unique maîtrise de l’expertis...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/asp,
Hovedforfatter: Le Cor, Gwen
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: ASp 2010
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:L’objet de cet article est d’interroger l’espace d’intersection où la langue de spécialité rejoint la littérature. Puisant son inspiration dans la voile, la littérature en revendique une exploitation métaphorique. À l’inverse, les professionnels de la voile s’arrogent l’unique maîtrise de l’expertise technique. Rien ne semble donc plus éloigné que littérature et langue de spécialité. Pourtant, dès lors que l’on examine les textes, les limites se brouillent. Les récits des courses au large en solitaire d’Ellen Mac Arthur (Taking on the World) et de Pete Goss (Close to the Wind) rejoignent Melville et Conrad dans leur exploitation de la mer comme espace mythique. C’est ce que cette étude montre dans un premier temps en examinant comment la fonction mythique influe sur la structure des textes spécialisés. L’article s’attache ensuite à savoir ce qui différencie et rapproche tout à la fois «  la langue de la voile » et la langue littéraire quand celle-ci traite de la voile. Au travers de Taking on the World et de Typhoon l’auteur montre que c’est moins l’emploi de termes techniques qui différencie le texte spécialisé du texte littéraire, que l’influence de la visée poétique ou professionnelle sur la structure globale des textes.