Shakespeare, un théâtre de l’incivilité ?

Cette contribution a pour objet d’explorer l’incivilité civile du théâtre de Shakespeare à travers trois séquences de pièce dans la pièce qui donnent à voir la relation scène-salle dans ses dimensions verbale, gestuelle, sociale, politique et esthétique. Ces trois cas sont extraits successivement du...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/asf,
Κύριος συγγραφέας: Vienne-Guerrin, Florence March et Nathalie
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Arrêt sur scène / Scene Focus 2025
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Cette contribution a pour objet d’explorer l’incivilité civile du théâtre de Shakespeare à travers trois séquences de pièce dans la pièce qui donnent à voir la relation scène-salle dans ses dimensions verbale, gestuelle, sociale, politique et esthétique. Ces trois cas sont extraits successivement du Songe d’une nuit d’été, comédie où l’incivilité semble être le fait des comédiens amateurs, de Peines d’amour perdues, comédie où, à rebours de la précédente, l’incivilité émane a priori des spectateurs, et de la tragédie d’Hamlet dans laquelle, à travers La Souricière, le théâtre lui-même devient insulte. Ces trois études de cas présentent trois formes d’« outrage au public » pour reprendre l’expression de Peter Handke, qui toutes interrogent la nature et la fonction du contrat social, esthétique, intellectuel et émotionnel qui lie scène et salle durant la représentation, et en explorent les limites jusqu’à le fragiliser, voire le rompre.