Incivilités dans le théâtre vénitien du XVIIIe siècle : Dramaturges, spectateurs et comédiens, tous incivils ?

L’article explore les différentes formes d’incivilités à Venise entre 1740 et 1775, dans une période où la concurrence entre les théâtres et les dramaturges (Chiari, Goldoni, Gozzi) fait rage. Si la culture vénitienne revendique la « civilité » comme garante indéfectible de la sociabilité, le peuple...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/asf,
主要作者: Berger, Cécile
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Arrêt sur scène / Scene Focus 2025
主題:
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實物特徵
總結:L’article explore les différentes formes d’incivilités à Venise entre 1740 et 1775, dans une période où la concurrence entre les théâtres et les dramaturges (Chiari, Goldoni, Gozzi) fait rage. Si la culture vénitienne revendique la « civilité » comme garante indéfectible de la sociabilité, le peuple vénitien est souvent prompt à la raillerie et à l’insolence comme en témoignent les voyageurs étrangers. Non seulement le public (les gondoliers) s’y rend coupable d’incivilités, mais aussi les dramaturges en personne à l’égard de leurs comédiens ou bien entre eux, dans une guerre des théâtres en quête permanente de nouveautés. Les comédies servent d’armes à l’incivilité réciproque, au cœur de polémiques où les incivilités prennent la forme d’exercices de style entre dramaturges passés maîtres dans l’art du pamphlet. Tous les coups semblent permis, dans une Venise théâtrale en quête permanente de nouveautés dramaturgiques et cela, jusqu’à l’incivilité suprême des Droghe d’Amore (C. Gozzi, 1775).