Du grossier musical dans la réforme lyrique des Lumières
Entre 1776 et 1781, le Paris des Lumières se déchire autour de la réforme engagée par Gluck dans le drame lyrique. La violence des débats est à l’image du travail réalisé par le compositeur autour de l’expression des passions. Submergé parce que bouleversé, le spectateur ne peut que contempler la di...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/asf, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Arrêt sur scène / Scene Focus
2025
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Entre 1776 et 1781, le Paris des Lumières se déchire autour de la réforme engagée par Gluck dans le drame lyrique. La violence des débats est à l’image du travail réalisé par le compositeur autour de l’expression des passions. Submergé parce que bouleversé, le spectateur ne peut que contempler la disparition du rapport modéré et maîtrisé qu’il avait construit avec les affects au profit d’un nouveau goût dont le terrorisme musical des années 1790 est l’héritier. L’incivilité la plus profonde ne se joue donc pas dans les mots que les auteurs de la querelle ont pu se porter les uns aux autres, mais dans la brutalité avec laquelle la réforme oblige la société parisienne à accepter les mutations esthétiques. Cela explique probablement en partie pourquoi des œuvres qui n’ont rien de grossier et une réforme dramatique dont le manifeste artistique repose sur la volonté de créer un langage universel conduisent à la rupture. |
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