La Civilité désobligeante ou le détournement des techniques corporelles de la civilité dans le théâtre des XVIIe et XVIIIe siècles

Cet article explore des situations, tirées du répertoire théâtral français des XVIIe et XVIIIe siècle, où les personnages se désobligent – soit volontairement, soit malgré eux – par le moyen même des civilités. Ces incivilités, qui se parent des apparences de la bienséance, Antoine Courtin les appel...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/asf,
المؤلف الرئيسي: Bouffard, Mickaël
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Arrêt sur scène / Scene Focus 2025
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:Cet article explore des situations, tirées du répertoire théâtral français des XVIIe et XVIIIe siècle, où les personnages se désobligent – soit volontairement, soit malgré eux – par le moyen même des civilités. Ces incivilités, qui se parent des apparences de la bienséance, Antoine Courtin les appelaient les « incivilités obliques », parce qu’indirectes. Les exemples étudiés sont ceux qui ne reposent pas tant sur le langage que sur le corps de la comédienne ou du comédien et qui mettent en œuvre les techniques corporelles de la civilité, regroupées alors sous le terme de danse prosaïque : le maintien, la manière de se lever ou de s’asseoir, les révérences et autres formes de salutations, la manière de donner et de recevoir, et le maniement des accessoires de costumes, comme le chapeau, la canne ou l’éventail. Il sera montré comment ce détournement des apparences physiques de la civilité opère pour désobliger, la plupart du temps à des fins comiques, mais quelquefois aussi dans des contextes tragiques.