La justice spectaculaire : L’exécution des sentences, pratiques et représentation théâtrale
L’« exécution » est celle d’une sentence, un fait juridique, ordonné, qui fait l’objet d’un rituel précis au nom d’une autorité légitime : un usage pédagogique et cathartique de l’horreur. Elle s’oppose au meurtre, à la vengeance, à la conspiration, comme au « coup de majesté ». La période 1550-1650...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/asf, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Arrêt sur scène / Scene Focus
2022
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’« exécution » est celle d’une sentence, un fait juridique, ordonné, qui fait l’objet d’un rituel précis au nom d’une autorité légitime : un usage pédagogique et cathartique de l’horreur. Elle s’oppose au meurtre, à la vengeance, à la conspiration, comme au « coup de majesté ». La période 1550-1650, féconde en bouleversements politiques, voit au théâtre une transposition des problématiques qui régissent l’acte violent et la loi qui l’ordonne. Mise en récit et mise en scène mettent en cause des pouvoirs et les réactions des spectateurs. Ceux-ci, éduqués par l’expérience, par le théâtre religieux (où les exécutions sont une norme sanctifiante), parfois par le flou qui entoure le pouvoir des rois antiques ou lointains, confrontent des valeurs contradictoires avec les exécutions « modernes » : l’ambiguïté entre pouvoir royal et décision judiciaire explicite, choix personnel et conseillers, passion et justice, délectation de la violence et décence du récit, efficacité et légalité interrogent sur la légitimité de l’ordre donné. |
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