Les tragédies de l’exécution chez La Calprenède : ambiguïté judiciaire et esthétique aristotélicienne

La Calprenède s’intéresse particulièrement au sujet de l’exécution. Parmi les six tragédies publiées, quatre se terminent par une mise à mort. Dans ces pièces, le dramaturge interroge d’une part la culpabilité ambiguë de l’accusé et d’autre part la position du roi-juge dont la considération dépasse...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/asf,
Glavni autor: Ding, Ruoting
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Arrêt sur scène / Scene Focus 2022
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:La Calprenède s’intéresse particulièrement au sujet de l’exécution. Parmi les six tragédies publiées, quatre se terminent par une mise à mort. Dans ces pièces, le dramaturge interroge d’une part la culpabilité ambiguë de l’accusé et d’autre part la position du roi-juge dont la considération dépasse le cadre strictement juridique. Il combine le modèle aristotélicien dont l’enjeu réside dans la notion de faute et celui de l’innocence persécutée qui assimile les condamnés aux victimes du machiavélisme d’État. Ainsi, la mort du héros, ni entièrement méritée, ni entièrement imméritée, devient le vecteur de l’émotion tragique sur deux plans : d’un côté, la punition, résultant d’une faute mais présentant un caractère excessif, suscite la compassion du public ; de l’autre, le « bourreau » éprouve une douleur qui éveille également la pitié du spectateur. Cette dramaturgie de l’équivocité s’enrichit enfin par certains éléments empruntés au théâtre de dévotion.