Les avant-gardes et leur relation avec le pouvoir dans le champ du graphisme et de la typographie

Le graphisme, à la fois outil de communication et pratique artistique, est un objet d’étude dont les rapports avec le pouvoir sont aussi complexes qu’ambigus. Il s’agit donc de présenter certains aspects éthiques et politiques qui sous-tendent la création graphique contemporaine ; dans un premier te...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/articulo,
Päätekijä: Philizot, Vivien
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Journal of Urban Research 2011
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Le graphisme, à la fois outil de communication et pratique artistique, est un objet d’étude dont les rapports avec le pouvoir sont aussi complexes qu’ambigus. Il s’agit donc de présenter certains aspects éthiques et politiques qui sous-tendent la création graphique contemporaine ; dans un premier temps d’un point de vue historique, puis d’un point de vue sociologique à partir de la figure du graphiste-auteur. Si l’avant-garde historique est marquée par une volonté de démarcation par rapport à une pratique dite traditionnelle – ce dont témoignent les  productions graphiques et les choix typographiques d’un Jan Tschichold ou d’un Kurt Schwitters – la  naissance du graphisme moderne est surtout liée à l’avènement de la communication de masse ; c’est-à-dire au renouveau des modes de communication et de la publicité qui mettent désormais le graphiste ou le typographe au service d’une idéologie. Pour mettre au jour la question de l’engagement politique et du rapport au pouvoir du graphiste aujourd’hui, on analysera les modalités des rapports entre graphiste et commanditaire. Si le distinguo entre graphiste « producteur» et graphiste-auteur se mesure justement dans le rapport à la commande et au pouvoir, la question conjoncturelle du « style » et de l’imposition de formes spécifiques par une élite rejoint, quant à elle, les problématiques générales de l’art contemporain.