Les rues fermées : du collectif à la collectivité. Regards croisés Nantes/Recife

Cet article propose une analyse des rues fermées, publiques ou privées, dans deux contextes différents, Nantes en France et Recife au Brésil. Ce double regard analytique permet de s’extraire des effets de contextes pour tenter de percevoir le sens commun de ces rues dans la fabrique de la ville ferm...

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Auteur principal: Vuaillat, Fanny
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Journal of Urban Research 2012
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article propose une analyse des rues fermées, publiques ou privées, dans deux contextes différents, Nantes en France et Recife au Brésil. Ce double regard analytique permet de s’extraire des effets de contextes pour tenter de percevoir le sens commun de ces rues dans la fabrique de la ville fermée. À partir d’une série d’observations et d’entretiens auprès de responsables techniques ou politiques des pouvoirs publics locaux, ainsi qu’auprès d’habitants, plusieurs rues fermées servent à appréhender la manière dont l’installation d’un obstacle au passage instaure une frontière qui impose un rapport négocié, non exempt de frictions, du collectif à constituer à la collectivité. Cette limite ne sert pas tant un entre-soi affinitaire, qu’elle ne préserve des intérêts communs, pour lesquels il s’agit de former un collectif. Il faut donc trouver un équilibre, qui s’avère être soit frictionnel, soit établi sur la base d’un consensus a minima. Mais les pouvoirs publics, avec un discours ambigu, laissent des marges de manœuvre à une négociation en initiant une gouvernance urbaine sur les bases de frontières, physiques et juridiques, malléables et poreuses.