La sériciculture en Guadeloupe et Martinique du xviie au xixe siècle ou l’histoire d’un échec

Des projets pour développer la sériciculture en Guadeloupe et en Martinique voient le jour peu de temps après leur colonisation par les Français, dans le deuxième quart du xviie siècle. La grave crise sucrière des années 1680 conduit à une diversification agricole encouragée par les pouvoirs publics...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/artefact,
Κύριος συγγραφέας: Yvon, Tristan
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Artefact 2022
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Des projets pour développer la sériciculture en Guadeloupe et en Martinique voient le jour peu de temps après leur colonisation par les Français, dans le deuxième quart du xviie siècle. La grave crise sucrière des années 1680 conduit à une diversification agricole encouragée par les pouvoirs publics et ouvre la porte à la production de soie. Toutefois, les essais de culture du mûrier et d’élevage du ver à soie se succèdent jusqu’au milieu du xviiie siècle sans grand succès. Dans les années 1830, alors que la plupart des productions traditionnelles aux Antilles, comme le sucre et le café, sont en crise et qu’en France l’industrie séricicole est à son apogée, de nouveaux essais favorisés par l’avancée des sciences sont menés dans les îles. La métropole jouera un rôle essentiel dans la transmission d’un savoir-faire et l’exportation de technologie. La Guadeloupe comptera à cette époque jusqu’à trois magnaneries et une quarantaine d’hectares plantés en mûriers. Cependant, la difficulté d’élever le ver à soie en zone tropicale et le contexte économique et politique difficile à la veille de l’abolition de l’esclavage conduiront cette entreprise à l’échec.