La technique du « point d’Argentan » dévoilée
Comment une technique de dentelle à l’aiguille qui était pratiquée au xviiie siècle par des femmes, et par des enfants dès l’âge de six ans, dans les manufactures d’Alençon et d’Argentan, est-elle devenue au xxe siècle un secret bien gardé au sein du monastère bénédictin d’Argentan ? Dans cet articl...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/artefact, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Artefact
2020
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Comment une technique de dentelle à l’aiguille qui était pratiquée au xviiie siècle par des femmes, et par des enfants dès l’âge de six ans, dans les manufactures d’Alençon et d’Argentan, est-elle devenue au xxe siècle un secret bien gardé au sein du monastère bénédictin d’Argentan ? Dans cet article nous montrerons que le « grand réseau d’Argentan » des ateliers de la maison Lefébure, reconstitué à Bayeux vers 1874, correspond à ce que l’on appelait au xviiie siècle un « champ de bride ». Or la technique d’exécution de ce « champ » est en fait minutieusement décrite dans une célèbre encyclopédie du xviiie siècle, celle de Panckoucke ; avant la Révolution française, ce point n’était donc pas tenu secret. L’Encyclopédie méthodique livre également des renseignements précieux sur les conditions sociales du travail du « Point » à l’aiguille, en ville et à la campagne ; nous les mettrons en perspective avec celles du xixe siècle. |
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