Quand taire, c’est dire : L’envers et l’endroit de la revue culturelle Tropiques (1941‑1945)
La revue Tropiques, que fondèrent Aimé et Suzanne Césaire, entourés d’amis tels que René Ménil et Gilbert Gratiant, célèbre dès le moment de sa parution, l’émergence d’un sujet littéraire antillais à part entière, malgré des conditions de production difficiles liées à la période de l’entre-deux-guer...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Archipélies
2024
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La revue Tropiques, que fondèrent Aimé et Suzanne Césaire, entourés d’amis tels que René Ménil et Gilbert Gratiant, célèbre dès le moment de sa parution, l’émergence d’un sujet littéraire antillais à part entière, malgré des conditions de production difficiles liées à la période de l’entre-deux-guerres. Pluridisciplinaire et savante, Tropiques adopte tous les tons pour parvenir à son but : « construire de nouveaux axes de pensée, libérer la parole et les consciences et poser, entre 1941 et 1945, des problèmes épistémologiques qui sont encore d’actualité » (Curtius 2017 : 416). Comment les initiateurs de ce projet culturel subversif purent-ils déjouer toute censure des représentants du gouvernement de Vichy, et éclairer les lecteurs auxquels la revue s’adressait ? Dans cet article, nous cherchons, à partir des conditions d’élaboration de la revue, à relever la prouesse verbale et littéraire des contributeurs dans leur mode de transmission de la culture (littéraire, historique, anthropologique, artistique et politique). Le mot d’ordre serait de feindre l’exotisme littéraire antillais dans un but noble et audacieux : celui de démanteler la « Raison » coloniale, perçue par les contributeurs comme une compromission scandaleuse des institutions religieuses, étatiques ou littéraires dans les pires crimes, méfaits et injustices de l’histoire de l’humanité. |
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