Langues, variétés et représentations à la Dominique : état des lieux et enjeux
Le gouvernement de la Dominique recense seulement deux langues, l’anglais et le kwéyòl, comme langues parlées par la population. Pourtant, le peu de recherche qui existe sur les langues de la Dominique nous indique la présence de quatre langues et variétés sur l’île : l’anglais, le kwéyòl (créole à...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Archipélies
2024
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le gouvernement de la Dominique recense seulement deux langues, l’anglais et le kwéyòl, comme langues parlées par la population. Pourtant, le peu de recherche qui existe sur les langues de la Dominique nous indique la présence de quatre langues et variétés sur l’île : l’anglais, le kwéyòl (créole à base lexicale française), le kokoy (créole à base lexicale anglaise), et l’anglais dominiquais (une variété de l’anglais dit « standard »). Les variations à l’intérieur de l’anglais dominiquais et sa ressemblance avec l’anglais dans certaines de ses formes syntaxiques et grammaticales (Christie 2010) mènent bien des individus, toutefois, à se positionner comme locuteurs de l’anglais standard. Cet article s’appuie sur les résultats de notre étude doctorale (Royer 2015) et pose la question de l’avenir et de la préservation de ces langues face à l’imposition de l’anglais comme l’unique langue d’enseignement et de communication à l’école, à l’exclusion des langues comme le kwéyòl ou le kokoy des programmes scolaires, et au nombre croissant de locuteurs monolingues de l’anglais (Christie 2010). Ces langues et variétés sont-elles alors destinées à disparaître par transformation, par extinction ou par remplacement (Calvet 1999) ? |
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