Le shatta : un genre musical martiniquais entre débrouille, mémoire et performativité
Né dans les quartiers populaires de Fort-de-France au début des années 2010, le shatta s’impose comme un espace de création musicale et sociale propre à la jeunesse martiniquaise. En marge des institutions culturelles, ce mouvement hybride, issu du croisement entre le dancehall jamaïcain, le bèlè1 e...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Archipélies
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Né dans les quartiers populaires de Fort-de-France au début des années 2010, le shatta s’impose comme un espace de création musicale et sociale propre à la jeunesse martiniquaise. En marge des institutions culturelles, ce mouvement hybride, issu du croisement entre le dancehall jamaïcain, le bèlè1 et le twoubadouw, révèle les mutations contemporaines des pratiques artistiques ultramarines. À partir d’un corpus d’entretiens semi-directifs menés entre 2024 et 2025 auprès d’artistes, DJ, danseurs et producteurs, cette étude analyse le shatta sous trois angles : une esthétique de la débrouille, une dynamique d’intermélodicité (tressage des héritages mélodiques afro-caribéens), et une performativité du corps liée aux usages numériques. Le shatta apparaît ainsi comme un laboratoire social où s’articulent précarité, créativité et affirmation identitaire dans la Martinique postcoloniale. |
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