Du rêve au réel : l’expérience de l’île dans L’Envers du décor d’Ernest Pépin
Dans l’imaginaire de nombreux métropolitains, l’île antillaise représente un ailleurs de choix, dont la promesse de dépaysement n’expose pas le candidat voyageur au risque d’une étrangeté trop radicale. Elle se prête ainsi parfaitement au rêve de vita nova… Mais que le mythe se fissure et l’île aura...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Archipélies
2024
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans l’imaginaire de nombreux métropolitains, l’île antillaise représente un ailleurs de choix, dont la promesse de dépaysement n’expose pas le candidat voyageur au risque d’une étrangeté trop radicale. Elle se prête ainsi parfaitement au rêve de vita nova… Mais que le mythe se fissure et l’île aura tôt fait de précipiter les expériences les plus déceptives. Cet article analyse le double mouvement selon lequel la fiction d’Ernest Pépin articule l’arrivée en terre guadeloupéenne et l’accueil réservé à l’étranger, le voyage introspectif supposant l’exhumation d’un passé plus ou moins confus et la métamorphose profonde qu’entraîne l’expérience singulière de la migration. Sur fond de quête identitaire postcoloniale, mieux qu’une enquête sociale, le roman d’Ernest Pépin réaffirme à travers l’hypostase de personnages aux caractères bien trempés une vocation essentielle de la littérature : donner accès à des expériences humaines sortant des normes du convenu dans une société donnée. |
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