Ernest Pépin : un romancier-poète à l’écriture protéiforme
En 1998 Jack Corzani avait classé le Guadeloupéen Ernest Pépin parmi les écrivains « en marge de la Créolité ». Dans ses romans, il développe une vision originale du mouvement martiniquais qui se base sur l’emploi du créole et du français créolisé (qui s’opposent et coexistent en même temps). Il en...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
|---|---|
| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Archipélies
2024
|
| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | En 1998 Jack Corzani avait classé le Guadeloupéen Ernest Pépin parmi les écrivains « en marge de la Créolité ». Dans ses romans, il développe une vision originale du mouvement martiniquais qui se base sur l’emploi du créole et du français créolisé (qui s’opposent et coexistent en même temps). Il en résulte des romans très soignés au niveau linguistique et que nous pouvons parfois considérer comme des pages de prose poétique. Les personnages – porte-parole de l’écrivain – développent de temps en temps des réflexions sur la langue. L’attention au langage passe aussi par l’insertion de différents types de textes afin de montrer son intérêt pour le quotidien et la possible cohabitation des codes divers qui la composent. La recherche de la parole, de ses implications et de ses sonorités est la particularité de l’écriture de Pépin, à tel point que ses récits deviennent presque des poèmes riches en figures de style, liées surtout au son et au rythme. Il en résulte des ouvrages à même de reproduire la spécificité du langage antillais, de le conjuguer avec le français afin d’offrir au lecteur des textes voués à l’ouverture, à la relation avec le monde entier. |
|---|