Le geste Jazz et la condition noire féministe : Une étude comparée des dissonances

Le paradigme de l’intersectionnalité, venant critiquer les cloisonnements théoriques et rhétoriques conventionnels du féminisme « classique » (Crenshaw 1991, Hill Collins 2000), apparaît comme une proposition conceptuelle « dissonante ». La dissonance ne peut être vue seulement comme perturbatrice....

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In:URI:https://journals.openedition.org/archipelies,
Main Author: Sadikalay, Philip
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Archipélies 2024
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Le paradigme de l’intersectionnalité, venant critiquer les cloisonnements théoriques et rhétoriques conventionnels du féminisme « classique » (Crenshaw 1991, Hill Collins 2000), apparaît comme une proposition conceptuelle « dissonante ». La dissonance ne peut être vue seulement comme perturbatrice. La tension et les problèmes qu’elle implique sont en lien original entre les différentes composantes du sonore, bien qu’éprouvant le premier niveau de cohérence de celui-ci. Le jazz, dissonant et hétérodoxe historiquement, a pourtant démontré son adéquation avec l’expérience américaine du XXème siècle, une dimension réflectrice de l’expérience sociale des « acteurs et actrices ». La femme noire, aux prises avec une discrimination multilatérale, trouverait-elle dans le geste jazz une représentation métaphorique de ses luttes et de sa résistance ? C’est à travers des prises de parole d’artistes majeures des courants du Blues et du Jazz que nous évoquerons la naissance d’une prise de parole de la femme Noire, « proto-féministe » de par sa simple existence.