Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem de Maryse Condé, ou une expérience romanesque de la « nouvelle mestiza »
Nous proposons dans cet article une analyse du roman Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem, que Maryse Condé publia en 1986. L’héroïne, née du viol de l’esclave Ashantie Abena, traverse les sociétés noires et blanches, voguant d’épreuve en épreuve. Il s’agit dans cet article de nous interroger sur l...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Archipélies
2025
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Nous proposons dans cet article une analyse du roman Moi, Tituba, sorcière… Noire de Salem, que Maryse Condé publia en 1986. L’héroïne, née du viol de l’esclave Ashantie Abena, traverse les sociétés noires et blanches, voguant d’épreuve en épreuve. Il s’agit dans cet article de nous interroger sur la façon dont Maryse Condé, passant par le roman d’apprentissage et la réécriture de l’histoire (à savoir uchronique, dans la mesure où il s’agit de redonner à Tituba une fin et de combler la vacuité de sa biographie), cannibalise les motifs de l’éducation, des religions et de l’épopée. Ce faisant, nous cherchons à montrer que Tituba devient, selon les termes de Gloria Anzaldúa, une nouvelle mestiza (la théoricienne désignant par ce terme la troisième voie qu’elle a su trouver entre les cultures chicane et américaine), représentation de la conjonction des croyances, religions et littératures, de l’Occident à la Barbade, de l’héroïne éponyme. |
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