Et si la grande épopée coloniale n’en était pas une !
Dans l’univers de la colonialité, l’histoire est écrite du point de vue du colonisateur. Difficile pour une personne en situation de colonialité de se construire, d’autant plus que son histoire, l’histoire de ses ancêtres, est passée sous silence. Cette préoccupation prégnante est celle des romancie...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Archipélies
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Dans l’univers de la colonialité, l’histoire est écrite du point de vue du colonisateur. Difficile pour une personne en situation de colonialité de se construire, d’autant plus que son histoire, l’histoire de ses ancêtres, est passée sous silence. Cette préoccupation prégnante est celle des romanciers antillais, qui veulent combler leur anhistoricité et participer à l’exigence du devoir de mémoire. Dans une dynamique de transmodernité, les romanciers de la colonialité (re)visitent l’histoire, non pas avec la rigueur scientifique des dates, des lieux et personnalités historiques, mais avec l’imagination. Leurs récits jouent sur la vérissimilitude, la plausibilité des faits racontés et des personnages. Pour plus de véracité, ces romanciers peuvent inclure des personnages historiques et des lieux géographiques référencés. L’écriture romanesque offre une diversité de genre. Ainsi, Earl Lovelace, romancier trinidadien, dans son roman Salt, s’attèle à représenter l’épopée coloniale par la parodie. Son mode de renversement parodique emprunté aux contes traditionnels antillais lui permet de divertir et d’éduquer en campant un personnage en conteur pour mieux distiller son récit de la colonisation et de l’esclavage. |
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