Palatalisation et nasalisation dans le texte La passion de Notre Seigneur selon St Jean en Langage Nègre à travers une approche comparative des créoles guadeloupéen, haïtien, martiniquais. Influences substratiques africaines
Une langue qui a émergé au contact d’autres langues est susceptible de conserver des traces de celles-ci dans son fonctionnement. Ainsi, la phonologie des créoles haïtien (CH), martiniquais (CM) et guadeloupéen (CG), nés au contact du français et de langues africaines peut être marquée par des influ...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Archipélies
2024
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Une langue qui a émergé au contact d’autres langues est susceptible de conserver des traces de celles-ci dans son fonctionnement. Ainsi, la phonologie des créoles haïtien (CH), martiniquais (CM) et guadeloupéen (CG), nés au contact du français et de langues africaines peut être marquée par des influences superstratiques liées au français et substratiques de langues africaines. Ce sont les traces substratiques qui nous intéressent dans cette contribution. Elles doivent pouvoir être décelées dans la palatalisation et la nasalisation, phénomènes récurrents dans ces trois créoles. En s’appuyant sur La passion de Notre Seigneur selon St Jean en Langage Nègre (un texte anonyme écrit au xviiie siècle), cet article étudie ces phénomènes dans ces trois créoles au prisme des influences substratiques. S’il est difficile d’identifier la nasalisation dans un texte créole écrit à cette époque, qui utilise la graphie française, ce problème ne se pose guère pour certains cas de palatalisation. L’observation synchronique des trois créoles montre que ces phénomènes y sont récurrents, mais ils le sont davantage dans un créole que dans les autres de sorte qu’on peut les présenter ainsi : CM, CG, CH pour la palatalisation et CH, CM, CG pour la nasalisation, c’est-à-dire que la palatalisation est plus récurrente en CM, en CG et moins en CM, tandis que la nasalisation est plus systématique en CH que dans les deux autres, mais plus en CM qu’en CG. |
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