La littérature orale africaine dans l’œuvre poétique de Senghor

Moins que d’attester dans les recueils la présence de traces – au demeurant fort visibles et même souvent mises en exergue – d’oralité patrimoniale empruntées à différentes cultures africaines, l’objet de la contribution est d’analyser la façon dont Senghor fait fonctionner ces références dans l’éco...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/archipelies,
Prif Awdur: Derive, Jean
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Archipélies 2024
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Moins que d’attester dans les recueils la présence de traces – au demeurant fort visibles et même souvent mises en exergue – d’oralité patrimoniale empruntées à différentes cultures africaines, l’objet de la contribution est d’analyser la façon dont Senghor fait fonctionner ces références dans l’économie de sa poétique. À cette fin, sont aussi exploitées les nombreuses citations des écrits théoriques où le poète se réclame de l’oralité africaine, notamment pour ce qui est du rythme.L’article s’attache à montrer que les fréquentes références à des genres traditionnels (woï, guim…) ou à des instruments locaux (cora, balafon etc.) sont souvent plus décoratives que réellement fonctionnelles et relèvent davantage de la posture et d’une technique maîtrisée et consciente d’elle-même que d’une attitude naturelle et innée chez un poète qui serait marqué de façon indélébile par sa culture orale originelle.