Dans la chevelure marine de la déesse Yemanjá. D’un morceau de rite africain yoruba à sa ferveur populaire afro-bahianaise ritualisée en contrepoint de la figure de Marie

S’appuyant sur les concepts de déterritorialisation et de re-branchement (Amselle), de mosaïque et de coupure (Bastide) ainsi que de bricolage (Lévi-Strauss), la place et la ferveur dévolue à la déesse yoruba Yemanjá, Reine de la mer, dans tout le Brésil et spécifiquement à Salvador de Bahia – lieu...

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Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/archipelies,
Huvudupphovsman: Chanson, Philippe
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Archipélies 2024
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:S’appuyant sur les concepts de déterritorialisation et de re-branchement (Amselle), de mosaïque et de coupure (Bastide) ainsi que de bricolage (Lévi-Strauss), la place et la ferveur dévolue à la déesse yoruba Yemanjá, Reine de la mer, dans tout le Brésil et spécifiquement à Salvador de Bahia – lieu de notre étude –, démontre de façon probante comment des morceaux religieux africains entiers ont pu passer sur l’autre rive Atlantique, s’y réimplanter d’abord par camouflage puis ré-ajustage pour retrouver vie en contrepoint de la figure de Marie et du substrat chrétien imposé ; ceci par devers cette violence politique et anthropologique que furent la traite, l’esclavage et le colonialisme, et jusqu’au point de renverser les canons théologiques catéchisés de l’espérance chrétienne. Basé sur des collectes de terrain, cet exemple s’attache à expliciter les rites codifiés comme la ritualisation populaire de cette transplantation cultuelle et culturelle saisissante générée par la mémoire tutélaire attachée à cette illustre déité. Un phénomène de mobilité religieuse mesuré ici à l’aune des avatars de l’histoire.