L’écriture comme antidote de la négation des cultures africaines : les exemples de Batouala (1920) de René Maran et Monnè, outrages et défis (1990) d’Ahmadou Kourouma
Cette contribution interroge Batouala de René Maran et Monnè, outrages et défis d’Ahmadou Kourouma pour appréhender comment la colonisation de l’Afrique a été une vaste entreprise savamment structurée avec comme finalité l’hégémonie occidentale. Il a fallu aux colons effacer d’abord les acquis cultu...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/archipelies, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Archipélies
2024
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cette contribution interroge Batouala de René Maran et Monnè, outrages et défis d’Ahmadou Kourouma pour appréhender comment la colonisation de l’Afrique a été une vaste entreprise savamment structurée avec comme finalité l’hégémonie occidentale. Il a fallu aux colons effacer d’abord les acquis culturels des indigènes, en niant leurs us et coutumes, ensuite se servir du visage de l’ange salvateur pour ajouter à la domination culturelle celle économique. Face à cette situation, Maran, en précurseur, et Kourouma, en continuateur, vont, à partir de l’écriture qui leur sert d’outil de dénonciation, ressusciter des pratiques discursives orales dont le discours contestataire doit faire usage pour conjurer le mal de la déshumanisation. Si la chasse sert de prétexte à Maran pour déconstruire le discours colonialiste, la rhétorique proverbiale permet au peuple malinké de s’armer de la sagesse nécessaire pour faire face et entrevoir un futur prometteur. |
|---|