Moulin à sucre merveilleux, machine à vapeur parodique : Reinaldo Arenas lecteur baroque d’Alejo Carpentier

Reinaldo Arenas n’a eu de cesse de commenter Alejo Carpentier. Inaugurés dans El mundo alucinante (1969), ces commentaires prennent les tours de la parodie de l’œuvre et de la satire du personnage public. Dans El color del verano o Nuevo « Jardín de las Delicias » (1991), Arenas dénude l’esthétique...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/archipelies,
Autor principal: Noël-Ferdinand, Malik
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Archipélies 2024
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Reinaldo Arenas n’a eu de cesse de commenter Alejo Carpentier. Inaugurés dans El mundo alucinante (1969), ces commentaires prennent les tours de la parodie de l’œuvre et de la satire du personnage public. Dans El color del verano o Nuevo « Jardín de las Delicias » (1991), Arenas dénude l’esthétique baroque de l’essai, La ciudad de las columnas (1970), et du roman El siglo de las luces (1962). Dans La loma del ángel (1987), la relation intertextuelle avec El reino de este mundo (1949) est plus souterraine : passant du motif d’un moulin à sucre merveilleux à celui d’une machine à vapeur parodique, Arenas y dévoile la mécanique réelle merveilleuse de Carpentier. Dans ce cadre, les textes d’Arenas constituent eux-mêmes de comiques réécritures baroques. L’auteur s’interroge ainsi sur la réception politique des esthétiques baroques et réelles merveilleuses.